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Actions visant à exercer un impact réel

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Au troisième workshop international consacré à l’impact des données ouvertes sur l’agriculture, un nouvel agenda d’action a été examiné par un ensemble d’organisations diverses.

Elles ont conclu qu’il fallait accorder davantage d’attention aux bénéfices possibles pour les acteurs moins favorisés, que les données ouvertes devaient servir de véhicule pour des collaborations multi-parties prenantes et, enfin, qu’il fallait une évaluation du changement organisationnel fondé sur des données. D’autres actions visant à exercer un impact ont également été examinées dans le cadre de l’innovation commerciale et du renforcement des capacités des entreprises.

En février 2017, s’est tenu, à La Haye, le troisième workshop international intitulé « Creating impacts with open data in agriculture and nutrition » (l’utilisation des données ouvertes dans l’agriculture et l’alimentation pour changer la donne), organisé par le Ministère néerlandais des Affaires économiques, le CABI, l’initiative GODAN, le CTA et Wageningen UR. Un ensemble de 120 participants, composé d’acteurs clés aux niveaux national, international et mondial (gouvernements, entreprises, consultants, universités, organismes de recherche et ONG), ont pris part au workshop pour partager leurs points de vue, leurs pratiques, leurs réussites et leurs échecs, ainsi que des études de cas. La troisième édition du workshop s’est intéressée, en particulier, aux grandes victoires remportées en matière d’impact dans le domaine agricole et alimentaire, au lien entre les données ouvertes et l’objectif de développement durable n° 2 (éliminer la faim), ainsi qu’aux modèles d’innovation en entreprise fondés sur l’utilisation de données ouvertes dans l’agriculture et l’alimentation. Il s’agit du suivi du premier workshop qui a reconnu la nécessité d’un programme d’action, ainsi que du deuxième workshop, qui avait permis d’établir le programme d’action initial.

Un programme d’action renouvelé

Le workshop a débouché sur un plan d’action global à mettre en œuvre dans les prochaines années par toutes les parties prenantes qui considèrent que les données ouvertes sont importantes. Parmi les actions importantes abordées, citons l’élaboration de cadres et de modèles pour le partage d’avantages dans toute la chaîne de valeur des données, avec intégration des droits des personnes les moins favorisées. Par exemple, les agriculteurs du monde développé et du monde en développement, qui voient d’autres personnes utiliser leurs données estiment qu’elles n’en retirent pas les avantages de manière équitable. Des organisations plus réduites, comme les coopératives ou les ONG locales, connaissent une situation semblable, car elles pourraient manquer de la capacité organisationnelle nécessaire pour en retirer des avantages. Pour assurer le succès des données ouvertes, il convient d’élaborer des modèles et des cadres qui font la démonstration des avantages que l’on peut en retirer et qui permettent de les partager dans toute la chaîne de données, de la même façon qu’il faut garantir les droits de tous les acteurs.

Une deuxième action consiste à activer les données ouvertes sous la forme d’un outil de collaboration dans des environnements multi-parties prenantes. Au cours du workshop, plusieurs sessions ont conclu que les données ouvertes peuvent réunir les acteurs de toute la chaîne d’approvisionnement ou dans le cadre de processus gouvernementaux multilatéraux ou multi-institutions, comme des tables rondes sur l’huile de palme et le soja durables. En partageant conjointement et en évoquant l’importance des données, les parties concernées peuvent renforcer le sentiment de confiance et examiner de nouveaux modèles de collaboration.

Une autre action consiste à mettre en œuvre des scénarios de changements organisationnels fondés sur des données. Si le volume des données et le nombre d’options disponibles pour prendre des décisions sur la base de ces données s’amplifient, les organisations pourraient devoir changer leurs propres structures organisationnelles.

Les grandes victoires

À côté de ces actions globales, des actions spécifiques ont été définies au cours des différentes sessions du workshop. Par ailleurs, la compréhension des phénomènes abordés s’est améliorée. Dans les sessions consacrées aux grandes victoires, trois cas ont été examinés : les données météorologiques, les données nutritionnelles et les données sur la biodiversité. Il est apparu évident que, même si l’impact des données ouvertes sur ces trois domaines est considérable, les voies qui mènent à ces grandes victoires ont été très différentes, les utilisateurs, les bénéficiaires et les mécanismes multiples.

Prenez, par exemple, les données météorologiques. La chaîne à impacter est assez simple pour les données météo : plus les données météorologiques ouvertes des centres météo sont disponibles, plus les intermédiaires (par exemple, les petites et moyennes entreprises, les coopératives agricoles) développeront des services fondés sur ces données, qui pourront être, à leur tour, utilisés par les agriculteurs pour la planification de leurs activités agricoles, réduisant ainsi les risques agricoles. Par contraste, pour les données nutritionnelles, la chaîne à impacter est beaucoup plus complexe, car de nombreuses étapes différentes peuvent être mesurées dans la distribution et la transformation des denrées alimentaires, et de nombreux liens sont possibles avec la santé, l’hygiène et l’agriculture. Les données se trouvent souvent dans des organismes et institutions (également dans les universités) différents, et les obtenir toutes est une tâche complexe. Cependant, il existe un potentiel d’impact important si les interventions alimentaires des organismes publics sont mieux ciblées.

Enfin, au sujet des données relatives à la biodiversité liée à l’agriculture, de grands réseaux de production participative et d’activités scientifiques axées sur les citoyens sont à l’œuvre pour effectuer des observations en masse sur la biodiversité. Ces observations pourraient permettre de comprendre les contributions locales spécifiques apportées à la productivité de l’agriculture, par exemple en évaluant le degré d’attrait pour les abeilles comme critère crucial de pollinisation pour les cultures agricoles.

Les actions pour les secteurs public et privé

Les secteurs privé et public présentent des processus organisationnels différents en matière d’impact. Pour les entreprises du secteur privé, les modèles d’entreprise et les services à valeur ajoutée sont importants pour leur permettre d’investir dans les données ouvertes et les innovations fondées sur les données. Lors d’une session dédiée, quatre actions ont été identifiées pour permettre des innovations commerciales sur la base de données ouvertes. Tout d’abord, il s’agit de documenter les cas de partage de données, les remplacements de modèles de revenus, les bénéfices et les risques dans le secteur privé. Deuxièmement, rédiger des documents incitant à la réflexion sur des changements à apporter à la chaîne d’approvisionnement et à la collaboration au sein de l’industrie grâce aux données (ouvertes) et à la numérisation. Troisièmement, constituer un groupe de réflexion intersectoriel sur le secteur privé pour l’amener à ouvrir ses propres données. Et quatrièmement, faire connaître les modèles d’entreprise performants, fondés sur des données ouvertes, aux entreprises du secteur des services.

Dans le secteur public, les objectifs de développement durable (ODD) ont été largement reconnus comme constituant un mécanisme important en vue de fixer des objectifs dans une optique de développement durable. Lors d’une session, le lien entre l’ODD2 (éliminer la faim) et les données ouvertes a été abordé, et un document a été publié par le Secrétariat de l’initiative GODAN pour un « Accountability Framework » (cadre de responsabilisation) pour l’ODD2, lié à des données, rédigé conjointement avec One Campaign, qui se concentre sur le suivi de la réalisation de l’ODD2. D’autres actions ont été définies lors de la session : élaborer un document sur les mécanismes par lesquels les données ouvertes peuvent contribuer à réaliser les ODD ; créer des partenariats pour transformer l’agriculture dans l’optique de l’ODD2, avec des données ouvertes ; et réaliser des vitrines innovantes du secteur privé, du projet et de la contribution du programme à l’ODD2, avec de nouvelles sources de données.

Le renforcement des capacités des entreprises

Une dernière session a examiné le renforcement des capacités dans les organisations qui travaillent avec des données ouvertes. Le renforcement des capacités a été examiné sous deux angles : celui des personnes qui veulent utiliser les données ouvertes disponibles (demande) et celui des personnes qui produisent des données ouvertes et des intermédiaires qui consomment des données ouvertes afin de développer différents services (offre). Les participants ont établi que les conditions et le contexte locaux sont extrêmement importants dans la définition des efforts à réaliser pour renforcer les capacités et qu’il reste encore beaucoup de bénéfices à tirer de la formation aux compétences de base en matière de maîtrise du domaine des données, notamment dans le cadre des programmes scolaires. Enfin, le renforcement des capacités devrait se faire dans la perspective de l’utilisateur final afin de l’aider, au final, à obtenir les impacts souhaités.

Au cours du workshop, plusieurs engagements importants ont été pris par les participants. Muchiri Nyaggah, directeur exécutif de LDRI, a annoncé qu’une conférence sur les données ouvertes réunira 77 ministres de l’agriculture à Nairobi, au Kenya, co-organisée avec GODAN. Wisdom Donkor a annoncé que la deuxième conférence sur les données ouvertes se tiendra à Accra, au Ghana, en juillet 2017 et qu’elle sera notamment consacrée à l’agriculture et à l’alimentation. Malick Tapsoba, du Burkina Faso, a annoncé un événement sur les données ouvertes pour l’Afrique francophone, qui aura lieu en juin 2017. Pour terminer, l’ISRIC et la Fondation WaterWatch ont souligné leur engagement à l’égard des données ouvertes en rendant disponibles, respectivement, les données sur les sols et les données sur la végétation. Ces engagements et le programme d’action renouvelé marquent des étapes importantes en matière d’impact des données ouvertes sur l’agriculture et l’alimentation dans les années à venir.

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En septembre 2016 s’est tenu à New York le premier sommet de l’initiative GODAN (Global Open Data for Agriculture and Nutrition). Et, en février 2017, s’est tenu, à La Haye, aux Pays-Bas, le troisième atelier international sur les conséquences des données ouvertes pour l’agriculture et l’alimentation.

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Au troisième workshop international consacré à l’impact des données ouvertes sur l’agriculture, un nouvel agenda d’action a été examiné par un ensemble d’organisations diverses.

Innovators, programmers, and application developers are at the forefront of a movement that combines big data, open data, and the internet of things to create new marketable products and services for the agricultural sector. Events, like hackathons, pitching and networking gatherings, are important for these young innovators to improve and exchange ideas, get technological advice, connect to investors and marketers.

Demand is growing for gender data and targeted solutions for challenges unique to women, men, girls or boys. In Kenya, a community gathers and discusses gender citizen-generated data, which are uploaded to mobile phones and distributed to women leaders.

There is much potential for open data to positively affect the future of agriculture. But without a proactive, responsible approach, there is a very real risk of these changes benefiting only the most powerful actors within the sector.

Getting open data benefits to farmers will be crucial if the move towards open access is to have any real impact. There is a lot potential, but lack of reliable and contextualised data is currently working against smallholder farmers.

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Open data research can significantly help to stimulate changes in practices and organisation of the public and private sector actors in agriculture and food supply chains, but it cannot force those changes. Crucial are the researchers themselves, who need to interact to ensure their knowledge and expertise is used and useful.

Increasing the open access to nutrition and food data for ICT developers has resulted in a surge in applications for a healthier food intake and better fitness.

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It sounds simple, open data is there for anyone to access. However, not all journalists are aware of the open data available to them or how to use it when writing about food security or the critical challenges facing agriculture. Good journalism is not based on opinions, it relies on evidence-based information.

The Kenya government initiated the Open Data Initiative in 2011 on the idea that Kenya's information is a national asset. Agriculture is one of the main pillars, because food security and economic development can only move forward if decisions on agriculture are evidence-based. To be successful, data needs to be available, accurate, and open for all.

Wouldn’t it be handy if you could just switch on that app and see the agricultural (or any other) sector through a gender lens? And what if everyone else also working in the agricultural sector just magically started to use it? Would it make us do things differently, collect different data, push for the release and visualisation of other types of datasets, or would we make sure the data were more equally accessed and used?

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