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Le pouvoir des communautés en ligne

Les communautés en ligne sont utilisées par un grand nombre d’organisations d’aide au développement et promeuvent un processus d’apprentissage collectif. Utilisées à l’origine par le secteur privé comme outil de gestion des connaissances, les communautés de pratiques (CoP) en ligne suscitent l’intérêt croissant du secteur du développement international. Le service Dgroups est actuellement l’une des communautés les plus actives avec plus de 700 groupes et 150 000 utilisateurs.Une CoP se caractérise par un apprentissage informel et mutuel.

Qu’est-ce qu’une communauté de pratiques ?

Elle se définit principalement par le fait qu’elle offre un forum de dialogue ouvert sur de nouvelles problématiques, ainsi qu’une plateforme favorisant le débat et l’échange de bonnes pratiques, de ressources, d’idées et d’informations entre des individus du monde entier se rassemblant librement, en personne ou virtuellement.

Une CoP se caractérise par un apprentissage informel et mutuel, un espace de réflexion, des pratiques et ressources partagées, tout en préconisant une approche collective de résolution de problèmes par rapport à un sujet spécifique. Les CoP, initialement pensées comme des groupes fermés et limités à une région géographique bien définie, se sont transformées en un puissant outil de partage des savoirs et de collaboration entre des individus œuvrant au sein d’une même organisation ou d’organisations différentes. Elles sont une source d’apprentissage et d’innovation, y compris dans le secteur agricole.

La communauté Gestion des connaissances pour le développement (KM4Dev) a été créée en 2000. En octobre 2015, elle comptait déjà 4 226 membres dans le monde entier. 

La communauté de pratiques comme instrument d’apprentissage

Créer des CoP efficaces et actives implique de respecter différents facteurs : l’empressement à participer à ce type de projet et la confiance régnant au sein de la communauté. 

En plus de faciliter les interactions entre les membres de la communauté, un facilitateur encourage la participation équitable de tous et fournit des informations utiles. Il s’efforce de comprendre les besoins et capacités de chaque membre pour déterminer les stratégies de soutien adéquates à mettre en place. Les informations sont donc filtrées et partagées dans le format le plus approprié, de manière à répondre aux besoins des participants. 

Le CTA et les communautés de pratiques 

Le CTA s’est engagé à renforcer les capacités de ses partenaires et réseaux pour qu’ils puissent mieux utiliser les CoP et faire progresser la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans la région ACP. Les Dgroups et le Web 2.0 participatif pour le développement (Web2forDev) sont deux exemples de communautés de pratiques utilisées par le CTA. 

Dans le même ordre d’idées, le CTA collabore avec l’Organisation Panafricaine des Agriculteurs (PAFO) pour élaborer une plateforme en ligne afin de soutenir les discussions et l’échange d’information sur l’élaboration de politiques entre ses 250 membres. Les consultations par voie électronique ont aidé la PAFO à formuler des idées quant aux politiques à mener en rapport avec plusieurs thématiques générales avant leur présentation lors de la Conférence de l’Union Africaine.

À l’issue de l’atelier « Renforcer la résilience au changement climatique » en 2012, le CTA a soutenu le développement d’une plateforme de connaissances en ligne pour la croissance verte du Groupe du fer de lance mélanésien (MSG).

Le Réseau caribéen des productrices rurales (CANROP) a observé que les outils en ligne étaient un de leurs piliers.Les articles de ce numéro d’ICT Update illustrent l’effet de levier potentiel énorme que représentent les communautés de pratiques.

Dans ce numéro

Blogguer pour les femmes dans l’agriculture

Marthe Montcho nous raconte comment elle a créé son blog au Bénin pour mettre en valeur les innovations agricoles et accroître la visibilité des femmes dans le secteur de l’agriculture.

par

Les femmes sont le pilier du développement des économies rurales et nationales. Elles représentent en effet 43 pour cent de la main-d’œuvre agricole mondiale, le pourcentage atteignant jusqu’à 70 pour cent dans certains pays.

par et

Les petits exploitants agricoles doivent absorber beaucoup d’informations qui impactent directement leur travail. Les communautés de pratiques renforcent leur capacité à influencer la recherche et l’élaboration de politiques, et améliorent leurs pratiques agricoles.

Les petits exploitants agricoles doivent absorber beaucoup d’informations qui impactent directement leur travail. Les communautés de pratiques renforcent leur capacité à influencer la recherche et l’élaboration de politiques, et améliorent leurs pratiques agricoles.

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